Visite de la DGCCRF cette semaine
- Laurent

- il y a 12 minutes
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Cette semaine, le domaine a reçu la visite de la DGCCRF.
Deux inspectrices.Professionnelles, attentives, respectueuses.Trois heures d’échanges, de vérifications, d’observation.
Un moment souvent redouté.Mais, à bien y regarder, un moment assez logique.
Une plongée complète dans le fonctionnement du domaine
Le contrôle a commencé là où tout commence : le vin.
Inventaire des volumes en vrac du millésime 2025.Repérage des cuves pleines, des barriques du chai d’élevage.Vérification des intitulés, de la cohérence des inscriptions sur chaque contenant.
Puis les intrants :ceux utilisés lors des dernières vendanges, soigneusement répertoriés.
Ensuite, les étiquettes.Chaque habillage, chaque contre-étiquette passée au crible.
Enfin, le bâtiment dans son ensemble :les palox de bouteilles nues,les stocks en cours,les cartons prêts à partir.
Tout est regardé. Tout doit pouvoir s’expliquer.
La colonne vertébrale invisible : la traçabilité
Après le visible, place à l’invisible.
Le cahier de cave :chaque intervention, chaque manipulation consignée.
Le logiciel de traçabilité du chai, VitiTag,qui structure, enregistre, relie l’ensemble des données.
Puis la partie commerciale.
Véronique a été sollicitée pour présenter l’organisation des factures,et sortir un état précis des ventes sur les deux dernières années.
L’objectif est simple, presque implacable :
produire 100 litres → vendre 100 litres
Pas 120.
Derrière cette évidence, une exigence :la cohérence totale entre production et commercialisation.
Un cadre que j’ai choisi d’accepter
Ce contrôle, je le considère comme normal.
J’ai choisi de produire des vins en appellation :
Crozes-Hermitage
Hermitage
Saint-Joseph
J’ai choisi le bio, avec le contrôle de l’organisme certificateur Ecocert.Je respecte les obligations douanières.Les réglementations techniques, environnementales, de sécurité.
Bref, un ensemble de règles, de cadres, de cahiers des charges.
C’est le jeu.Et c’est un jeu que j’ai accepté de jouer.
Un test grandeur nature
Au fond, ce type de contrôle est un test.
Un test de l’organisation du chai :vinification, élevage, stockage.
Un test de la rigueur administrative :étiquetage, traçabilité, gestion commerciale.
Un test en temps réel.
Entre exigence et lucidité
Bien sûr, il y a toujours une part d’appréhension.
Non pas celle du fraudeur — ce n’est pas mon métier, ni mon tempérament —mais celle du professionnel qui sait qu’une erreur est toujours possible.
Une faute involontaire.Un détail imparfait.
Dans un monde où certaines dérives à grande échelle semblent parfois rester sans conséquence,la rigueur demandée à chacun peut interroger.
Mais ce n’est pas le sujet ici.
Le sujet, c’est simplement de faire au mieux, à son niveau, avec honnêteté.
En attente du verdict
Le contrôle est terminé.
Les données vont être analysées.Les éléments recoupés.
De mon côté, j’attends le retour.
Avec, je l’espère, une validation claire de l’organisation mise en place au domaine.
Sinon, j'aime bien les oranges sanguines.





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